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Terreur aveugle (See No Evil)
Réalisé par Richard Fleischer en 1971
Durée : 89 min
Interprétation : Mia Farrow, Dorothy Alison, Robin Bailey
Devenue aveugle suite à un accident d’équitation, Sarah, sortie d’un séjour à l’hôpital, est hébergée dans la grande maison de son oncle où elle avait déjà vécu. On la voit se réapproprier l’espace à son retour. Quelques petite anecdotes : elle veut se servir un porto et se trompe de bouteille autruche; elle la repèrera à l’odorat. Elle ne veut pas qu’on l’aide. Son oncle, lors d’une conversation utilise le verbe « voir » en s’adressant à elle et se rend compte que le terme est quelque peu inapproprié. Il s’en excuse et elle lui répond : « La vie va devenir difficile si tu t’obstine à éliminer le verbe voir de ton vocabulaire ». Elle partage la chambre de sa cousine Sandy.
Elle se rendra au box de son cheval Dandy Boy qui a été abattu. Elle est triste. Son ami Steve a un haras et il l’invite à remonter sur un cheval, ce qu’elle fait. Ils galopent ainsi à travers bois et champs. Elle veut retoucher le vieux chêne. Pendant leur excursion, un tueur mystérieux assassine son oncle, sa tante et Sandy. L’identité de ce dernier ne sera livrée qu’à la fin, mais on reconnaît ses Santiago ornés d’une étoile blanche. Sarah qui a ainsi échappé au sort de ses proches rentre de son rendez-vous sans que Steve ne rentre dans la maison après l’avoir accompagnée et passe la nuit dans la maison, ignorant que trois cadavres sont éparpillés dans la maison. Elle se lève, touche sa montre en braille pour connaître l’heure, remonte avec un café et vous se faire couler un bain. Le corps de son oncle s’y trouve… Steve la siffle par la fenêtre et elle interrompt le bain pour le rejoindre. Dans le lit à côté du sien, git Sandy et la tête dans un fauteuil du salon, en bas. elle ne les voit pas, ce qui créé un certain suspens et les scènes sont diurnes. Elle repart en promenade avec Steve qui lui offre un cheval pour son anniversaire.
De retour, elle crie dans la maison : Vous êtes levés ? et sans réponse, elle retourne vers sa baignoire. Là, elle découvre finalement le corps de son oncle, puis successivement celui de sa cousine et de sa tante. Elle panique, tombe dans les escaliers et se trompe de porte en ouvrant celle de la cave plutôt que celle de la cuisine ! Désemparée, elle rencontre le jardinier, mourant qui s’est fait tirer dessus. Il lui indique avant de succomber la présence au sol d’une gourmette. Elle la cherche à tâtons, puis la ramasse sans se douter qu’elle est gravée du prénom du tueur. Ce dernier revient, à la recherche de sa gourmette et découvre Sarah, qui parvient à fuir à cheval. Dans la forêt, une branche basse la désarçonne et elle chute. Par chance, le cheval ira jusqu’au haras de Steve. Après avoir erré au hasard, Sarah rencontre une famille de gitans et leur montre le bracelet avec le prénom « Jack… » inscrit. L’un des gitans conclut que son frère Jack doit être responsable. Dans un effort pour le sauver, il prétend emmener Sarah à la police mais l’enferme dans une cabane isolée. Pendant ce temps Steve voyant revenir le cheval sans sa cavalière s’inquiète, pénètre dans la maison, découvre les cadavres. Il part avec trois de ses employés armés en jeep à la recherche de Sarah. Un prévient la police Il se rend immédiatement au camp des gitans, mais ces derniers parviennent à prouver qu’ils ne sont pour rien dans les meurtres commis dans la maison : en effet, le nom sur la gourmette est Jacko et non pas Jack. Sarah s’échappe finalement du hangar, erre dans un terrain boueux. Elle trouve un reste de vieille voiture et tape avec le pot d’échappement contre la carrosserie. Elle parvint à faire assez de bruit pour que Steve parti à sa recherche la retrouve. De retour à la maison, et après avoir reçu des soins, Sarah prend un bain, le tueur la surprend et tente la noyer mais Steve revient juste à temps pour la sauver.
Ce thriller met en avant à la fois la vulnérabilité et la force des personnes aveugles. Il illustre aussi l’innocence face au mal.
Note de Cinéhorizon : « Ce film a été l’un des premiers à utiliser la perspective d’une personne aveugle pour créer du suspens ». On voit avec une longueur d’avance ce que Sarah ne voit pas, ce qui créé une tension.
