Ce projet reste ouvert et non exhaustif, vos contributions sont les bienvenues par mail.
Satoshi (A Mother’s Touch)
Réalisé par Jumpei Matsumiti en 2004
Durée : 113 min
Interprétation : Taketo Tanaka, Koyuki Lily Frabky
D’après une histoire vraie.
Le réalisateur Jumpei Matsumoto raconte le parcours à la fois bouleversant, mais aussi empli de résilience, de celui qui deviendra le premier professeur d’université aveugle et sourd au monde. Avec beaucoup d’émotion, le drame revient sur les événements marquants de la vie de Satoshi (interprété par Taketo Tanaka), de la perte de la vision de son œil droit à seulement 3 ans jusqu’à devenir aveugle à 9 ans, avant de perdre l’audition à 18 ans. Accompagné par sa mère, Satoshi va réapprendre à vivre et s’évertuer à découvrir un nouveau sens à sa vie. Une superbe leçon de résilience avec force et humilité.
En France, le film est d’ailleurs distribué par la société Wayna Pitch, créée en 2012 par Jonathan Musset après la réalisation de son premier film Midnight Globe, qui rendait justement hommage à Helen Keller. Avec la distribution de Satoshi, souvent cité comme la version masculine de l’écrivaine américaine, c’est un nouveau destin hors du commun qui est ici mis en lumière !
Voici notre approche du film:
Le film s’ouvre et se termine sur une même scène montrant Satoshi en train de lire un livre en braille sur une plage. On se trouve ensuite avec la famille Fukushima: le couple et ses 3 enfants, âgés de 1 an (Satoshi), et deux autre garçons plus âgés. C’est le soir de Nouvel An. Le cadet a l’oeil droit qui devient rouge. Lorsqu’il est amené à l’hôpital, 5 médecins se penchent sur lui. On fait savoir aux parents qu’il est trop tard, diagnostiquant tour à tour une kératite superficielle, une cornée endommagée, une buphtalmie (augmentation du volume oculaire), une hypertrophie de l’oeil. On voit en parallèle une pleine lune qui se voile peu à peu… L’enfant, devenu aveugle de l’oeil droit, grandit et va à l’école. Un n’a fait que la moitié de ses devoirs et rétorque non sans humour : c’est normal, je n’ai qu’un oeil sur deux ! Il a un oeil de verre que ses camarades lui demandent d’exhiber, ce qu’il fait! puis cela va être au tour de l’oeil gauche. Lors d’une lecture, les lettre deviennent floues. Il doit reposer sa vue et ne va plus à l’école. Il a 30 de pression oculaire et le médecin dit qu’il faut l’opérer tout de suite, et de s’attendre au pire, Dès lors, il a droit à une piqure dans l’oeil tous les jours. Il dit à sa maman, je ne verrai plus rien, même pas ton visage. Il apprend le braille avec Yano. Désespoir de sa mère qui dit que ce qui lui arrive est de sa faute. Sachant qu’il va irrémédiablement perdre la vue, ses parents décident de lui montrer tout ce qu’ils peuvent avant ! On le voit chasser des papillons, et découvrir l’océan. Sur la plage, une photo de famille sera prise pour se souvenir de ce moment. On voit ensuite Satoshi adolescent, qui vit dans un institut spécialisé pour aveugles à Tokyo, avec un studio pour lui. Sa mère l’aide à emménager, lui apprend comment utiliser le lave-linge, range ses livres en braille, dont La métamorphose de Kafka, qui sera souvent cité dans les film. Sa mère dit à son mari que leur fils leur a appris tant de choses ! Elle se met à l’apprentissage du braille et correspond (certes maladroitement au début) avec son fils. Un camarade partage son quotidien, ainsi qu’une jeune femme Manami qui joue du piano et rêve d’en faire son métier. Satoshi reconnait quand c’est elle qui joue. Petit à petit, c’est son ouïe qui baisse. Son camarade le lui fit remarquer. Il a des acouphènes, reconnaît auprès de ses proches que son audition part et revient, mais que souvent il n’entend plus rien. On lui propose le Rinderon comme médicament, le même que pour soigner ses problèmes de vue ! Il exprime sa colère avec rage crie devant sa mère : Il n’y a donc personne pour me réparer ? On l’emmène voir un spécialiste qui obtient des résultats avec la méthode Okuda, soit diète stricte et sport. Il s’y met, sans succès, après avoir couru aux côté de sa mère qui fait de la bicyclette en le tenant par une corde. Quant à la nourriture, il a besoin de sucré et craque pour un gâteau qu’il met en bouche et recrache. Reiko, sa mère, inventera le système du braille tactile, en lui touchant les doigts. Le jeune homme passe de la révolte à la détresse et demande à Yano, son professeur de braille de venir le voir. Il lui dit : « je suis une version masculine d’Hélène Keller! » Yano en le quittant lui fait comprendre qu’il a des ressources et lui dit : « réfléchis, que signifie ne pas voir et ne pas entendre ? » Et lui de se dire : « je peux réfléchir et j’ai des mots ! » Quand il retourne à l’institut et que Manami joue du piano, il met sont front sur l’instrument pour ressentir les vibrations. Le film conclut positivement avec son acceptation à l’université. Il comprend que sa souffrance aide à la destinée d’autres personnes souffrant elles-mêmes.
Lien pour en savoir plus sur cette personnalité
