Azzurro

Réalisé par Denis Rabaglia en 2000

Durée : 83 min

Interprétation : Giuseppe De Metrio, Francesca Pipoli (dans le rôle de Carla), Marie-Christine Barrault, Jean-Luc Bideau

C’est l’histoire d’un grand-père, Giuseppe, qui, après des années de travail en Suisse, revient à Salento, son village en Italie. Il y retrouve sa petite-fille Carla, atteinte d’une grave maladie des yeux. Victime d’une crise cardiaque, Giuseppe met tout en œuvre pour la guérison de sa petite-fille. Il retourne en Suisse avec Carla pour solliciter l’aide de son ancien employeur. Ce faisant, il est contraint d’affronter les problèmes non résolus de son passé.

Développement :

La petite Carla joue à cache-cache avec son grand père Giuseppe et compte jusqu’à 30. Elle le cherche et finit par le trouver au jardin, couché par terre. On le retrouve à l’hôpital suiet à son problème cardiaque. Il dit « avoir vu la porte ». La petite lui rend visite et dans le corridor, elle lui demande s’ils opèrent aussi des yeux ici. Plus tard, à la maison avec lui, elle écrit sur une machine braille et dit que bientôt, elle n’aura plus besoin d’apprendre le braille. Un ami de Giuseppe, Vittorio meurt. Il se rend au domicile, devant le cercueil et vérifie l’état de ses yeux… Il demande à la veuve s’il peut les récupérer ; celle-ci le traite de vampire ! Il va ensuite trouver un spécialiste et voudrait une greffe des yeux pour sa petit fille. L’ophtalmologue lui répond que l’on ne greffe que la cornée. Il apprend qu’il y a deux régimes : celui de l’Etat, démocratique, où il n’est pas possible de passer en tête de liste, et celui, moins démocratique, des cliniques privées (coût 60 millions de lires pour l’opération et 40 pour la réadaptation) ! Il a besoin d’argent et se souvient de son ancien patron en Suisse, Monsieur Boyer. Il lui avait cédé son brevet pour le bitume et estime qu’il lui est redevable. Il fait sa valise et embarque avec lui sa petite fille dans l’aventure. Je n’ai pas l’argent, mais je connais un ami qui en a ! Ils prennent donc le bus, puis le train depuis Lecce. Il lui parle de la Suisse, des fromages, des montres… Carla lui dit : je ne veux pas que tu passes la porte avant mon opération ! Dans le train, émerveillé par la neige, il lui dit : oh, regarde la neige… puis : pardon, parfois j’oublie…

Puis c’est la désillusion. A la gare, ils se font bousculer ; la petit n’aime pas les escalators, elle a faim. Les billets de 50 et 100 francs qu’il a ne sont plus valables… Il va au restaurant où il allait toujours manger : ils ne font plus restauration. Il retrouve l’ancien lieu de travail « Broyer Génie civil »… il est désaffecté. La petite appelle Monsieur Boyer… Giuseppe apprend que c’est le fils qui a repris l’affaire. On replonge dans la passé où il est avec son collègue Giorgio, plus revendicatif. On en apprend sur les conditions des italiens immigrés. Giuseppe retrouve Pascal sur le nouveau site de l’entreprise. Carla veut toucher son visage. Il les amène en side-car à une clinique où se trouve le père, ancien colonel qui n’a plus tout ses esprits.  Il lui rend son brevet en disant qu’il l’avait bien entubé et que de toute façon, maintenant, cela ne valait plus rien. En partant, Carla demande à son grand-père s’il lui a donné de l’argent et qu’elle veut le toucher. Il lui tend le billet de 20 francs qu’il a dans la poche. Cela suffira demande-t-elle ? Le grand-père pleure et elle le remarque. Il a à nouveau une crise et ses médicaments tombent. Carla les ramasse tant bien que mal. La fille et le fils de Giuseppe ont entrepris le voyage à Genève à leur recherche.

A la gare, Giuseppe aperçoit une grande affiche publicitaire pour une spaghetteria. Il reconnaît son ancien collègue Giorgio et s’y rend, dans l’espoir de trouver de l’aide. Celui.ci organise le mariage de son fils ce soir-là et Giuseppe fait irruption dans le restaurant. Il est repoussé par un surveillant, mais la petite doit aller aux toilettes et c’est là qu’il va retrouver son ami. Carla danse pendant que les deux discutent en cuisine. Celui qui a fait bonne fortune crie Viva la Swizzera et l’autre Va Fan… la Suisse. La petit raconte aux invités la question de l’argent… Giuseppe dit : Je suis venu ici pour ouvrir les yeux de la petite, mais ce sont mes yeux qui se sont ouverts. Plus tard dans le taxi  ce beau dialogue : Je me demande si le monde ressemble a ce que tu me racontes ?  Tu le verra de tes propres yeux ! Peut-être qu’Il est pas aussi beau que je l’imagine. Et alors ? Alors, tu fermes les yeux et tu continues à le voir comme tu l’as toujours vu. Tu fais comme ça ? Parfois, oui !

Giuseppe se rend chez Madame Boyer la veille d’aller en clinique. On apprend qu’elle a été sa maîtresse et que Pascal est son fils. Ensemble, au jardin, de nuit, ils chantent Azzurro. Le lendemain, les enfants de Giuseppe arrivent chez elle. Elle les dirige vers la clinique ophtalmique. Le grand-père est près du brancard qui emmène sa petite fille et lui dit : « Ne t’inquiète pas, je serai là ». Voyant ses propres enfants arriver, il fuit et a un malaise dans le corridor. Plus tard, il présente Pascal à son fils disant qu’ils sont frères. Et c’est le retour en Italie. Carla découvre les couleurs  trois sont mises au mur. Elle dit : je ne m’imaginais pas le vert comme ça. Comment alors ? Plus vert ! Le grand-père s’endort dans un fauteuil.

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