Le tueur aveugle (The Dark Eyes of London)

Réalisé par Walter Summers en 1939

Durée : 75 min

Interprétation : Bela Lugosi, Hugh Williams, Greta Gynt

Pays : Angleterre

D’après le roman The Dark Eyes of London d’Edgar Wallace de 1924

À Londres, l’inspecteur Larry Holt de Scotland Yard enquête sur une série de noyades suspectes dans la Tamise. Un cinquième cadavre a été repêché avec un texte en braille dans sa poche et les investigations du détective le conduisent à un agent d’assurances nommé Feodor Orloff. Toutes les victimes ayant souscrit, peu avant leur décès, une assurance dont le bénéficiaire est un certain professeur John Dearborn. Ce dernier est le directeur d’un refuge (Dearborns Home for the Destitute Blind), parrainé par Orloff dans lequel il est également docteur, destiné aux aveugles nécessiteux et parait au-dessus de tous soupçons. Mais Holt poursuit son enquête, secondé par Diana Stuart dont le père vient de se noyer dans la Tamise. Celle-ci réussit à être engagée comme secrétaire dans le pensionnat de Dearborn. Après avoir découvert un bouton de manchette de son père dans la résidence, elle comprend que Dearborn n’est d’autre qu’Orloff déguisé et que son homme de main Jake, un aveugle physiquement monstrueux, a tué les personnes, dont son père, avant de maquiller leur meurtre en noyade. Démasqué, Orloff oblige Jake à se débarrasser d’elle…

Ce film est intéressant à plusieurs niveaux. Le National Institut of the Blind a coopéré en mettant des pensionnaires aveugles comme figurants dans le film. On les voit à des travaux de vannerie et à table pour les repas. Ce commentaire de Dearborns : « les mains sont leur vie ». On voit une machine à écrire le braille. Lou, un pensionnaire aveugle et muet est rendu sourd par le Dr Orloff afin qu’il ne puisse pas entendre les questions du commissaire. Apprenant que l’on va le questionner avec du texte en braille, et ne pouvant lui supprimer le toucher, il va le noyer.

Ce film a connu plusieurs adaptations, dont Die toten Augen von London en Allemagne en 1961 (Les mystères de Londres) par Alfred Vohrer et L’horrible Docteur Orloff de Jesus Franco en 1962. Dans ce cas, c’est l’assistant du docteur qui est aveugle.

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