Chapitre 4 : Le toucher, l’odorat, l’ouïe, la description par un tiers

Les mains sont des visages sans yeux et sans voix, mais qui voient et qui parlent. (Henri Focillon, Eloge de la main 1934).

La personne aveugle touche volontiers le visage de l’autre pour en saisir les volumes et la personnalité. Les mains tâtonnent ou dirigent et permettent la reconnaissance, comme dans Les lumières de la ville où la fleuriste reconnaît le vagabond en lui touchant les mains. L’odorat est un sens souvent sollicité, qui permet de détecter une présence ou un danger. Un titre explicite: Parfum de femmes. Quant à l’ouïe, star des sens compensatoires, elle est également très souvent mise en scène. Quelques films offrent des descriptions par un tiers : dans Amélie Poulin, Audrey Tautou aide un aveugle à traverser la rue, puis elle lui décrit à toute vitesse et avec force détail l’environnement. Il y a également cette magnifique scène d’audio description au cinéma d’un extrait du film Le Mépris de Godard par un jeune homme à sa compagne aveugle (court métrage Anna de Alejandro Gonzalez Inarritu 2007).

Un coin de ciel bleu de Guy Green 1965

Films sur ce chapitre